

L’ajout d’espaces verts dans les grandes villes est devenu une priorité pour de nombreuses municipalités. Il ne s’agit plus seulement d’améliorer le cadre de vie des habitants, mais également d’offrir un refuge à la biodiversité urbaine. Cependant, créer des zones végétalisées ne suffit pas : encore faut-il qu’elles soient pensées comme un réseau cohérent, permettant aux espèces de circuler librement d’un site à l’autre.
Cette continuité écologique suppose que les espaces verts ne soient ni trop éloignés les uns des autres, ni isolés par des obstacles infranchissables tels que de larges routes. Une bonne connectivité entre ces zones permet aux espèces de se rencontrer, de se reproduire, et favorise ainsi le brassage génétique, garant du maintien des populations sur le long terme.
Vous avez peut-être déjà entendu parler des "trames vertes" : ces corridors écologiques visent précisément à assurer cette continuité, en tissant un maillage d’espaces naturels interconnectés à travers la ville.
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| Les allées d'arbres bordant les avenues, des éléments de la connectivité des espaces verts en ville. |
Au delà des effets souvent avancés, une équipes de chercheurs et chercheuses d'Ile de France a voulu évaluer scientifiquement l'effet de la connectivité sur les oiseaux et les insectes pollinisateurs de Paris (1).
Afin de tester leurs hypothèses, beaucoup de données sur les oiseaux et les pollinisateurs urbains étaient nécessaires : ils ont ainsi utilisé celles des protocoles de sciences participatives pour leur étude : "oiseaux des jardins" et le "Spipoll".
La connectivité influence-t-elle réellement le nombre d'espèces identifiées et leur abondance ? Toutes les espèces sont-elles influencées de la même manière ? Voici des éléments de réponse parfois à rebours des idées reçues...
