Caractéristiques des plantes urbaines
Les plantes de nos trottoirs réussissent à tenir tête aux pollutions et aux constructions urbaines. On pourrait penser qu’elles soient plus tolérantes aux contraintes de la ville que les plantes de la périphérie urbaine. Pourtant, après une analyse faite sur les espèces de 138 trottoirs d’Île-de-France, les plantes du centre ville présenteraient la même résistance à la sécheresse, aux nitrates (présents dans l’urine) et à l’ombre que les autres poussant aux abords de la ville.
Tolérance moyenne des communautés de plantes face à la sécheresse en fonction de la distance au centre de Paris. © MNHN
Sur le graphique ci-dessous, nous pouvons observer que les plantes ont une tolérance identique à la sécheresse qu’elles poussent en centre-ville ou en périphérie. Les plantes du centre-ville ne seraient donc pas plus adaptées aux conditions urbaines que celle de la périphérie.
Mode de pollinisation des plantes en fonction de la distance au centre de Paris. © MNHN
Les plantes urbaines et les insectes pollinisateurs
Les plantes des centres-villes sont souvent isolées physiquement par les constructions. Les insectes doivent donc avoir du mal à passer d’un massif à un autre et à les polliniser. Nous nous attendons donc à ce que les plantes des villes soient plutôt fécondées par le vent ou par elles-mêmes (autofécondation).
Sur ce graphique concernant Paris, nous observons que les communautés de plantes sont plutôt composées d’espèces végétales pollinisées par les insectes lorsque l’on s’éloigne de Paris alors qu’elles présentent plus d’espèces pollinisées par le vent ou autofécondes au centre de la ville.